23.08.2008
VOYAGE A PARIS LE SAMEDI 4 OCTOBRE
Patrimoine du Monde à le grand plaisir de vous proposer un trip à
PARIS
Le samedi 4 octobre 2008, juste après la fin du ramadan…

Du 21 septembre au 4 octobre 2008 : 35.00 euros
Au choix : Paris libre ou programme concocté par les organisateurs : la grande Mosquée de Paris, l’Institut du Monde arabe, le jardin du Luxembourg, la Sorbonne, le quartier Latin, Notre Dame de Paris… Montmartre, la Tour Eiffel, les Champs Elysées, Place de la Concorde…
Le prix comprend : le transport A/R Bruxelles – Paris, car 3étoiles, visite Paris avec deux fins connaisseurs, l’assurance voyage.
Départ : 6h30 devant la maison communale de Schaerbeek (Place Colignon 2, 1030 BXL), tram 55, 56. Arrêt Pavillon et/ou tram 92 arrêt Pogge
Départ de Paris : 20h00 (place de la Concorde), arrivée à minuit à la maison communale de Schaerbeek.
Numéro de compte bancaire : 001-4096780-61
En communication : Trip Paris 4 octobre 2008
Ambiance chaleureuse et conviviale
Places limités à 45 !!!
Infos & réservations : Mouedden Mohsin – 0473.595.407 patrimoinedumonde@gmail.com
Moussa Koraïchi – 0486.919.689
18:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.08.2008
Michel Collon en Bolivie... article instructif
Evo en danger au référendum révocatoire du 10 août ?
Mes impressions de BOLIVIE


La Bolivie a bien changé. A La Paz, j'assiste à une grande réception donnée par l'ambassadeur de Cuba. Mojitos, buffet, danses, grosse ambiance. Où sommes-nous ? Dans la salle des fêtes de... l'armée bolivienne. Oui, celle qui a tué le Che.
La Bolivie a bien changé, mais tout le monde ne lui veut pas que du bien. Nous sommes venus nous en rendre compte sur place avec quelques intellectuels progressistes d'une quinzaine de pays : Frei Betto, Ernesto Cardenal, Ramsey Clark, François Houtart, Luis Britto Garcia, Pascual Serrano... Quelques journées de rencontres et d'échanges avec des intellectuels boliviens, des représentants des communautés indiennes, des artistes...
Le moment est tendu. La droite essaie de provoquer une scission des riches régions de l'Est. Pour déjouer la manoeuvre, le président Evo Morales, à mi-mandat, appelle à un référendum révocatoire, ce 10 août. Une sorte de vote de confiance. Il remet son mandat en jeu, mais aussi celui des préfets de départements appartenant à l'opposition. La droite tente de saboter le référendum et on craint des incidents...
Nous allons voir qui est derrière ces incidents, quel rôle jouent ici les Etats-Unis, et la CIA, et un ambassadeur vraiment curieux, et aussi l'Europe...
Un Bolivien sur quatre doit émigrer
Impressions fortes. Physiquement, d'abord. La Paz est à 3.600 mètres d'altitude. Son aéroport à 4.000 mètres. Arrivés dans la nuit, à court d'oxygène, nous sommes au bord de l'évanouissement. Très prévenants, les jeunes qui nous accueillent, nous font asseoir au calme, s'occupent de nos bagages et nous laissent récupérer notre souffle.
Le premier jour sera consacré au repos, à l'acclimatation. Avec Luis, un ami vénézuélien, nous faisons un petit tour, à petits pas et de banc en banc, dans une des plus belles capitales du monde. Imaginez une immense cuvette, bordée par les grandioses montagnes Huayna Potosí (6.094 m) et Nevado Illimani (6.460 m), non loin du lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde. Ici, l'eau bout à 80°. Et toutes les rues sont en pente.
Ce qui frappe à La Paz, en hiver en tout cas, c'est la douceur du climat, ensoleillé et frais. Et la douceur des gens. Partout, on vous accueille avec gentillesse, avec une sorte de sérénité tranquille. Les Indiennes portent de lourds vêtements avec de superbes châles bariolés. Et de curieux petits chapeaux 'boule', noirs, bruns ou gris. Parfois, elles portent aussi des charges impressionnantes. Les Indiens représentent deux tiers de la population.

L'importance des communautés indiennes
« Un Indien président ? L'oligarchie blanche, raciste, ne l'accepte toujours pas. », nous confie Evo. En fait, j'ai commencé à comprendre toute la richesse de cet héritage indien en visitant avec des amis boliviens Tiwanaku, la capitale d'un ancien empire Inca...
Nous sommes sur le très haut plateau de l'Altiplano, bordé de montagnes. Ici, les Indiens vivent, dans des conditions difficiles, d'agriculture et d'élevage. Pas un nuage dans le ciel, un air incroyablement pur, on sent encore le froid de la nuit.
Tiwanaku fut une ville immense, les fouilles commencent à peine. Une centaine d'Indiens de la région sont occupés à restaurer le temple, une énorme pyramide en terrasses. C'était une civilisation très avancée qui construisait ses bâtiments en s'appuyant sur une connaissance poussée de l'astronomie. Elle avait créé une industrie métallurgique et textile. Elle cultivait plus de deux cents sortes différentes de maïs et quatre cents sortes de patates. Dont une espèce qui pouvait se congeler et rester comestible dix ans. Le système d'irrigation était très perfectionné avec une inclinaison très précise pour que les pierres réchauffent l'eau et l'empêchent de geler. Système si perfectionné qu'aujourd'hui, le ministère de l'Agriculture va le réutiliser pour développer l'agriculture en terrasses. L'eau est rare ici, un trésor.
Un vieil Indien opère avec notre petit groupe une cérémonie rituelle, une sorte de sacrifice de petits objets symboliques, pour célébrer l'union avec le Cosmos et rassembler les souhaits que nous formons. Emotion.
Il ne s'agit pas ici de glorifier le passé pour le passé, mais d'en préserver la mémoire et les valeurs pour les intégrer à la nouvelle société. Un journaliste bolivien nous explique l'importance que prend ici la communauté : « C'est un élément fort de la Bolivie. Tenez, selon les statistiques internationales, le paysan bolivien a un revenu moyen de cinquante dollars par an. Autant dire qu'il est mort ! Sauf si on comprend que l'économie communautaire est la base de notre vie ici. »
Bref, un héritage précieux qu'on ne peut pas perdre.
Le sort des Boliviens quand ils émigrent...
Impressions fortes aussi sur les réalités sociales de ce pays. A La Paz, les classes hautes vivent dans le bas de la ville, à 3.000 mètres, où on respire plus facilement. Les basses classes, par contre, à El Alto (pas besoin de traduire) : 4.000 mètres. Petits commerces, petits artisanats, un peu d'élevage dans les hauts plateaux... La vie est dure.
Deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine, la Bolivie a vu émigrer un sur quatre de ses enfants. Pourquoi ? Pendant des siècles, cette terre a été colonisée par l'Espagne. Et tous les bénéfices de ses richesses minières, extraites au prix d'un travail meurtrier dans un quasi-esclavage, ont été emportés en Europe. Pendant des décennies, son gaz et son pétrole ont profité à une poignée de riches, mais surtout à quelques multinationales, européennes notamment. Le Nord a bien saigné le Sud. Ne laissant sur place que la misère.
Et les conflits. Evo Morales, président depuis deux ans et demi, n'est pas tombé du ciel, il est le fruit de longues années de résistances ouvrières et paysannes. Les communautés indiennes ont toujours été exploitées, exclues, méprisées par une élite blanche et raciste, liée aux Etats-Unis et à l'Europe.
Voilà d'où viennent la pauvreté et le sous-développement. Mais quand les Boliviens, pour survivre, vont faire les ménages en Europe, celle-ci les traite comme des criminels et les emprisonne. Même des enfants ! Evo Morales a courageusement dénoncé la récente 'Directive de la Honte' qui permettra à tous les pays européens d'emprisonner jusqu'à dix-huit mois les délinquants, pardon : les immigrés.
Justement, avant de partir, je venais de rencontrer à Bruxelles des travailleurs immigrés, notamment latinos. En lutte depuis des mois pour obtenir des papiers, c'est-à-dire leurs droits, leur dignité. Face à des ministres complètement sourds, ils ont été obligés de mettre leurs vies en danger : grève de la faim, escalade de grues... Appréciant beaucoup la lettre d'Evo à l'U.E. ils m'ont chargé de remettre un petit message de gratitude au président bolivien. Je le lui ai remis. Sourire sur sa figure.
En fait, quand on voit ici la pauvreté, les salaires dérisoires, le manque d'industrie, on comprend pourquoi tant de Boliviens doivent émigrer. Mais, en allant plus loin, on comprend aussi que l'Europe est une sale hypocrite qui porte une lourde responsabilité dans cette émigration. Nous allons y revenir...

Qu'a réalisé Evo ?
Mais voyons d'abord ce qu'a réalisé Evo en deux ans et demi... Il a nationalisé le pétrole et le gaz. Vous voulez savoir pourquoi, dans nos médias, on dit du bien du président colombien Uribe et du mal d'Evo Morales ? Très simple. Le premier a fait passer les taxes sur les multinationales de 14% à... 0,4%. Pour faciliter l'installation de ces multinationales, ses paramilitaires ont chassé de leurs terres quatre millions de paysans. Le second a osé rendre à la nation bolivienne les richesses qui lui appartenaient afin de combattre la pauvreté.
En nationalisant les hydrocarbures, Evo a multiplié par cinq les revenus de l'Etat et s'est donné les moyens de soulager les maux les plus urgents : analphabétisme en baisse de 80%, retour à l'école d'une partie des enfants travaillant dans la rue, création d'écoles dans les langues indiennes aymara et quechua (vingt mille diplômés), soins de santé gratuits déjà pour la moitié des Boliviens, pension Dignidad pour les plus de 60 ans, crédit à zéro pour-cent pour des produits comme le maïs, le blé, le soja et le riz. Grâce à l'aide du Venezuela, six mille ordinateurs ont été offerts, surtout à des écoles. Grâce à l'aide de Cuba, deux cent soixante mille personnes ont été opérées des yeux. Ailleurs en Amérique latine, elles seraient condamnées à être aveugles, car pauvres.
En outre, les investissements publics ont fortement augmenté pour développer l'économie. La Bolivie a comblé son déficit fiscal, remboursé la moitié de sa dette extérieure (de 5 à 2,2 milliards de dollars), reconstitué une petite réserve financière, multiplié par quatre l'emploi dans les mines et la métallurgie, doublé la production et les revenus de ces industries. Le PIB industriel est passé de 4,1 à 7,1 milliards de dollars en trois ans. Mille tracteurs ont été distribués à des paysans. De nouvelles routes ont été construites.
Bref, la Bolivie avance. Pas assez vite, disent certains pour qui Evo n'y va pas assez fort contre la droite et les grands propriétaires. C'est un débat à mener entre ceux qui vivent sur place et peuvent apprécier la situation, ses possibilités, ses dangers. En sachant qu'il ne suffit pas de dire « Y a qu'à » pour sortir un pays de la pauvreté et de la dépendance. En sachant qu'il faut tenir compte du rapport de forces avec la droite qui s'agite beaucoup et sabote. En tenant compte de l'armée (Tous ses chefs seront-ils loyaux jusqu'au bout ?).
Autre facteur négatif : « La Justice demeure totalement corrompue », m'a confié... le plus haut magistrat de La Paz. « C'est une vieille caste qui se protège et protège les intérêts des riches. C'est un véritable business. Pourtant, nous avons menacé de révocation immédiate tout juge qui sera pris en flagrant délit. Mais c'est un combat difficile. »
Et justement, quand je me trouvais là, la Justice venait fameusement en aide à la droite en essayant d'empêcher par une bataille juridique la tenue du référendum. Mais il y a danger bien plus grand que la Justice...

Derrière la droite, les Etats-Unis préparent une guerre civile
C'est le nouveau truc des Etats-Unis. S'avérant incapable de gagner une guerre d'occupation, Washington recourt à la guerre indirecte, la guerre par intermédiaires. Actuellement, la stratégie de Washington est d'essayer de provoquer une guerre civile en Bolivie. Pour cela, les provinces contrôlées par la droite et qui contiennent les grandes propriétés agricoles liées aux multinationales ainsi que la majorité des réserves de gaz et de pétrole, ces provinces multiplient les provocations pour préparer une sécession.
Ayant personnellement étudié l'action secrète des grandes puissances pour faire éclater la Yougoslavie, j'ai tenu à attirer l'attention des Boliviens, lors de quelques interviews : aujourd'hui, Washington risque de transformer leur pays en une nouvelle Yougoslavie.
Voici les ingrédients de son action : 1. Des investissements massifs de la CIA. 2. Un ambassadeur spécialisé dans la déstabilisation. 3. Des fascistes expérimentés. Avec ces ingrédients, vous pouvez préparer un coup d'Etat ou une guerre civile. Ou les deux.
Premier ingrédient. Comme au Venezuela, la CIA investit beaucoup en Bolivie. A travers ses paravents habituels : USAID, National Endowment for Democracy, Institut Républicain International, etc. Les organisations de la droite séparatiste sont abondamment subventionnées. L'USAID a, par exemple, financé Juan Carlos Orenda, conseiller du Comité civique de Santa Cruz d'extrême droite et auteur d'un plan prévoyant la sécession de cette province.
Mais aussi des organisations plus discrètes chargées de semer la confusion et de préparer une propagande anti-Evo. A l'université San Simon de Cochabamba, la Fondation du Millénaire a reçu 155.000 dollars pour critiquer la nationalisation du gaz et défendre le néolibéralisme. Treize jeunes dirigeants boliviens de droite ont été invités à des formations à Washington : 110.000 dollars. Dans les quartiers populaires d'El Alto, USAID lance des programmes pour « réduire les tensions dans les zones sujettes à conflits sociaux ». Lisez : discréditer la gauche.
En tout, des millions de dollars ont été versés à toutes sortes d'organisations, des groupes étudiants, des journalistes, des politiciens, des magistrats, des intellectuels, des hommes d'affaires. Le parti populaire espagnol, autour de José Maria Aznar, participe aux manoeuvres.
Deuxième ingrédient. D'où vient Philip Goldberg, l'actuel ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie ? De Yougoslavie. Où il a accumulé une riche expérience sur la manière de faire éclater un pays. De 94 à 96, il a travaillé en Bosnie pour l'ambassadeur Richard Holbrooke, un des stratèges de la désintégration. Puis, il a fomenté les troubles au Kosovo et la scission entre Serbie et Monténégro. Un expert, on vous dit.
Et pas inactif. Comme le raconte le journaliste argentin Roberto Bardini : « Le 28 juin 2007, une citoyenne américaine de vingt ans, Donna Thi, de Miami, a été détenue à l'aéroport de La Paz pour avoir tenté d'introduire dans le pays cinq cents balles de calibre 45 qu'elle avait déclarées aux douanes comme du 'fromage'. Au terminal, l'attendait la femme du colonel James Campbell, le chef de la mission militaire de l'ambassade US en Bolivie. L'ambassadeur US Philip Goldberg est intervenu immédiatement pour obtenir qu'on la relâche en disant qu'il ne s'agissait que d'une 'innocente erreur'. Les munitions, a-t-il déclaré, ne devaient servir qu'au sport et au spectacle. En mars 2006, un autre citoyen US, Triston Jay Amero, alias Lestat Claudius, un Californien de 25 ans, porteur de quinze documents d'identité différents, a fait exploser trois cents kilos de dynamite dans deux hôtels de La Paz. »
Pourquoi a-t-on exporté Goldberg des Balkans à la Bolivie ? Pour transformer, j'en suis sûr, ce pays en une nouvelle Yougoslavie. Le séparatisme est une méthode privilégiée par les Etats-Unis pour reprendre le contrôle de richesses naturelles ou de régions stratégiques lorsque des gouvernements se montrent trop indépendants, trop résistants aux multinationales.
Troisième ingrédient. Des fascistes expérimentés. En Bolivie, Goldberg a ouvertement soutenu et collaboré avec des hommes d'affaires croates à la tête de la sécession. Particulièrement, Branko Marinkovic, membre de la Fédération des entrepreneurs libres de Santa Cruz (province sécessionniste). Très grand propriétaire de terres, Marinkovic tire aussi les ficelles de Transporte de Hidrocarbures Transredes (qui travaille pour Shell). Il gère les six mille kilomètres de pipelines de gaz et de pétrole qui mènent au Chili, au Brésil et en Argentine.
Et quand ces gens sont-ils venus de Croatie ? Il faut rappeler que, durant la Seconde Guerre mondiale, Hitler a installé une Grande Croatie fasciste où ses collaborateurs, les Oustachis, ont mis sur pied des camps d'extermination (y compris un spécialement pour enfants !), perpétrant un génocide épouvantable contre les Serbes, les juifs et les tziganes. Après leur défaite, l'Eglise croate et le Vatican ont organisé, les Ratlines, filières d'évasion des criminels fascistes croates (et de Klaus Barbie). De la Croatie à l'Autriche, puis à Rome. Et de là vers l'Argentine, la Bolivie ou les Etats-Unis.
Quand on sait que Franjo Tudjman et les dirigeants de la 'nouvelle' Croatie née en 1991 ont réhabilité les anciens criminels croates de la Seconde Guerre mondiale, on aimerait savoir si Monsieur Marinkovic renie tout ce passé ou bien si, tout simplement, il emploie les mêmes méthodes là où il se trouve à présent. Quant aux Etats-Unis, on sait qu'ils ont récupéré et recyclé quantité de criminels et d'espions nazis de la Seconde Guerre mondiale. Les réseaux, ça sert toujours.
Ce qui se cache derrière le séparatisme
Voilà, tous les ingrédients sont prêts pour faire exploser la Bolivie... Les dollars de la CIA, plus des experts dans la provocation de guerres civiles, plus des fascistes recyclés en businessmen. Une guerre civile qui servirait bien les intérêts des multinationales, mais que l'opinion internationale doit absolument empêcher. Les Boliviens ont le droit de décider eux-mêmes de leur sort. Sans la CIA.
Car une sécession ne profiterait qu'à l'élite. L'écrivain brésilien Emir Sader vient d'écrire très justement : « Aujourd'hui, une des modalités qui renferme le racisme, c'est le séparatisme, les tentatives de délimiter les territoires de la race blanche, en s'appropriant et privatisant les richesses qui appartiennent à la nation et à son peuple. Nous connaissions déjà ces intentions sous la forme des quartiers riches qui cherchaient à se définir en tant que municipalités, afin que la part des impôts prélevée obligatoirement de leurs immenses richesses, reste dans leur escarcelle pour augmenter les bénéfices de leurs quartiers retranchés, derrière lesquels ils cherchaient à isoler et défendre avec une sécurité privée, évidemment, leurs styles de vie privilégiés ». (...) Le référendum séparatiste est une expression oligarchique, raciste et économique car ils veulent garder l'usufruit des richesses de Santa Cruz pour leur propre bénéfice et parce que les oligarques veulent, en plus, empêcher que le gouvernement d'Evo Morales poursuive son processus de réforme agraire et qu'il l'étende à tout le pays. »
Cette autonomie-là, en effet, ça veut dire que les Blancs riches qui ont contrôlé la Bolivie depuis toujours, refusent d'être gouvernés par la majorité, non blanche, de l'Ouest. Quand on parle d'autonomie, Evo Morales répond : « Parlons d'autonomie, non pas pour l'oligarchie, mais pour les peuples avec qui nous luttons. Ces groupes séparatistes qui viennent de perdre leurs privilèges, ont été depuis longtemps dans le Palais, ils ont gouverné et ont permis que l'on pille notre pays, nos ressources naturelles, y compris les ressources de base, de même que la privatisation de nos entreprises, et maintenant ils envisagent de nouveau ce système qui démontre son véritable intérêt : le contrôle économique ».
Mais il n'y a pas que les Etats-Unis qui s'acharnent sur la Bolivie...

L'hypocrisie de l'Europe :
qui donc l'a causée, « toute la misère du monde » ?
Pourchassant les sans-papiers, l'Europe glisse dans un soupir de dame patronnesse : « Nous ne pouvons quand même pas accueillir toute la misère du monde ». Ah, bon ? Mais, en réalité, cette misère, c'est vous qui l'avez créée ! Vos Charles-Quint, vos Louis XIV, vos Elisabeth I et vos Léopold II ont allègrement massacré les 'sauvages' pour voler leurs richesses ! Le décollage économique du capitalisme européen s'est construit sur ce pillage. Et jusqu'à aujourd'hui, vos sociétés minières, agricoles et autres n'ont cessé de piller les matières premières sans les payer, n'ont cessé de dominer et déformer les économies locales et de bloquer leur développement ! N'est-ce pas vous qui avez une Dette à rembourser au Sud ?
Serait-ce du passé ? Dans les médias, les responsables européens aiment à raconter qu'aujourd'hui, ils ne veulent que du bien à l'Amérique latine et au tiers monde...
« Totalement faux », me confie avec indignation Pablo Solon qui représente la Bolivie dans les négociations commerciales entre l'Amérique latine et l'U.E : « La Bolivie l'a exprimé à l'U.E. Avant les négociations, nous avions dit que nous ne négocierions pas un traité style Libre Commerce. Et nous avions communiqué nos points de divergence sur les services, les investissements, la propriété intellectuelle et les biens publics. La Commission nous a promis qu'on discuterait ces points dans la négociation. Qu'à la différence des 'autres', on ne nous imposerait pas un format unique. Mais, lorsque nous nous sommes réunis avec Peter Mandelson, commissaire européen pour le Commerce, il nous a dit de façon catégorique et impérative : 'Ceci est un Traité de Libre Commerce. Ou bien vous l'acceptez, ou bien vous êtes hors des négociations.'. J'ai répondu personnellement que nous n'allions pas nous exclure et que nous allions défendre nos points de vue jusqu'au bout. Car la Bolivie a beaucoup d'industries qu'elle doit défendre : acier, plastique, papier, qui ont besoin de mécanismes de protection tout comme ce fut les cas pour les industries naissantes européennes à l'époque. »
Effectivement, l'Europe se montre hyper-dominatrice et arrogante. Elle prétend imposer à toute l'Amérique latine et aux Caraïbes l'arrêt des subventions qui aident à développer les produits locaux, la suppression des droits de douanes aux importations (mais elle refuse de faire de même chez elle !), la suppression de toutes limites pour les exportations européennes (refusant l'inverse), le transfert sans limites de la main d'oeuvre européenne qualifiée, la modification de toutes les lois protégeant les économies locales.
Et en plus, elle veut imposer la privatisation de tous les services, biens et entreprises des Etats. Alors qu'en 2000 déjà, sur les cinq cents plus grandes entreprises d'Amérique latine et des Caraïbes, 46 % appartenaient déjà à des entreprises étrangères.
Et en plus, l'U.E. prétend imposer des brevets sur le vivant (la Bolivie a une biodiversité très riche convoitée par les multinationales chimiques et pharmaceutiques). Mais le vivant, et l'eau aussi, ne sont-ils pas des biens essentiels à la survie, un patrimoine qui doit rester à ceux qui l'ont toujours protégé et utilisé à bon escient ?
En définitive, l'U.E. veut imposer des traités tout à fait déséquilibrés qui tueront les entreprises boliviennes. Tout ce qu'elle cherche, c'est que les entreprises européennes puissent envahir librement les marchés. Donc ruiner ces pays. Donc provoquer de l'émigration. Un système absurde, non ?
Qui 'choisit' l'immigration et pourquoi ?
J'ai écrit que l'Europe chassait les émigrés latinos. Ce n'est pas exact. Elle ne les traite pas tous de la même façon.
D'un côté, le patronat européen importe les meilleurs cerveaux du tiers-monde, et aussi des techniciens très qualifiés. Sous - payés pour grossir les bénéfices des sociétés. C'est ce que Sarkozy et d'autres appellent 'immigration choisie'. Le maître sélectionne ceux qui auront la chance de travailler pour lui. Mais ce vol des cerveaux prive le tiers-monde des gens qu'il a formés (à grand coût) et qui seraient nécessaires à son développement. Une nouvelle forme de pillage.
De l'autre côté, l'Europe accueille aussi une partie des non qualifiés. En les laissant sans papiers, donc sans droits, elle les oblige à vivre dans la peur, à accepter des salaires et des conditions de travail qui constituent un recul social. Bon moyen de diviser et de faire pression sur les autres travailleurs. Voilà comment se fabrique la 'compétitivité' de cette vertueuse Europe. La façon de traiter les sans-papiers n'est pas une bavure, elle est un rouage essentiel d'un système économique égoïste.
Résumons. L'Europe a volé l'Amérique latine. L'Europe continue à voler l'Amérique latine. Elle l'empêche de nourrir ses enfants. Mais quand ceux-ci sont forcés d'émigrer, elle les emprisonne. Ensuite, elle donne des leçons de démocratie et de moralité au monde entier.
Le temps est venu
Je n'ai pu rester longtemps en Bolivie, mais ce peuple m'a profondément impressionné. Je me rappelle ces milliers de manifestants qui descendaient, ce dimanche-là, vers le centre de La Paz, dans leurs minibus, leurs autos ou leurs taxis bondés, Indiens et Blancs, du plus clair au plus foncé..
Avec un calme étonnant, bien moins de bruit que dans n'importe quelle manif du monde. Avec une détermination simple et noble. Et dans leurs yeux, une évidence : le temps est venu de mettre fin à des siècles d'humiliations, le temps est venu de la dignité pour tous, le temps est venu de faire disparaître la misère.
Et je repensais à ces amis sans-papiers de Bruxelles, manifestant eux aussi pour leur avenir et pour leur dignité. Le problème est évidemment le même, à Bruxelles et à La Paz : à qui doivent servir les richesses d'un pays ? Et si ce problème ne se résout pas à La Paz, des millions de sans-papiers continueront à frapper aux portes de l'Europe.
Et demain ?
Comment cela évoluera-t-il ? Pour le 10 août, un institut de sondage pro-US annonce une victoire d'Evo par 60%. Comme la plupart de mes interlocuteurs à La Paz. Certains craignaient, par contre, l'influence du problème de l'inflation et du renchérissement de la vie. D'autres craignent que la droite lance des provocations violentes pour empêcher le référendum.
Quoi qu'il en soit, le référendum ne résoudra rien, ni dans un sens, ni dans l'autre. Evo Morales sera toujours devant le même problème : le gouvernement est à gauche, mais ne contrôle pas l'économie du pays, ni les médias (aux mains des gros propriétaires et de la multinationale espagnole Prisa), ni les universités, ni l'Eglise qui est aux côtés des riches, comme d'habitude dans ce continent. On ne peut pas tout faire en deux ans et demi. Mais, pour avancer, Evo devra réussir à mobiliser plus avant les masses populaires. Sa seule force.
De toute façon, après le référendum, la question restera la même : les richesses du pays doivent-elles servir à enrichir les riches et les multinationales ou bien à développer le pays et à vaincre la pauvreté ?
Pour trancher cette question à leur avantage, les Etats-Unis sont prêts à tout. Et le mouvement progressiste international ? Comment réagira-t-il contre la désinformation et la préparation d'une guerre civile ?
La réponse dépend de nous tous.
Michel Collon
La Paz - Bruxelles
Août 2008
14:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Le Tsar rouge"
« Le Tsar rouge »
Suite à la guerre éclair entre la Russie et la Géorgie, lié au dossier "Ossèties et Abkhazies", les russes semblent vouloir se repositionner face à la puissance américaine qui petit à petit encercle la Russie, avec ses nouveaux alliés que sont la Pologne, la Géorgie et les autres états d'Europe de l'est pour la plupart pro-Bush... Est-ce une des explications pour comprendre la réaction "disproportionnée" des Russes ? A voir... sur nos ondes www.almanar.be pour comprendre...
Voici un article écrit par mes soins au mois de novembre 2007 pour le journal du Mardi...

chronique Journal du Mardi, novembre 2007
Par Mouedden Mohsin
France 2 a diffusé récemment un documentaire exceptionnel : « Le système Poutine » qui décortique méticuleusement la progression et les agissements sordides du président actuel.
Le Tsar Poutine, ex patron du KGB, intronisé par Boris Elstine et les oligarques en 1999, a depuis gravi les échelons en écartant tous ses rivaux.
Les attentats terroristes ayant frappé Moscou en 1999 lui serviront d’envol. Il n’hésitera pas à pointer du doigt les Tchétchènes en affirmant qu’il «butera les terroristes jusque dans les chiottes… ». Néanmoins un média indépendant NTV révélera l’implication directe d’éléments proche du FSB (ex-KBG).
Les attentats à Moscou « justifieront » la destruction de Grozny et un crime contre l’Humanité oubliée. Après les attentats du 11 septembre 2001 à New-York, Poutine sera le premier à soutenir G.W.Bush.
La plus grande « victoire » du Tsar, c’est d’être arrivé à éteindre toute contestation politique, économique et médiatique. Le président est devenu l’oligarque numéro un, en « nationalisant » les immenses richesses du pays par un contrôle accrû et un capitalisme d’état. Il a remis la Fédération Russe à l’avant plan de la scène internationale. Sûr de lui, il menace une Europe frileuse qui oserait le critiquer sur le dossier « Tchétchénie » ou « Droits de l’Homme » (1). La société énergétique « Gazprom » (30% de l’approvisionnement Européen !) lui sert d’outil de pression.
Jacques Chirac l’élèvera au rang de la grande croix de la Légion d’Honneur en 2006, (2), seul les Etats-Unis complotant pour s’accaparer les richesses de l’ex-URSS (Ukraine, république de l’ex-Urss), semble aujourd’hui, mesurer le danger d’un Poutine omnipotent.
Le dimanche 2 décembre 2007, le pays dans une hystérie Poutinienne, élisait les 450 députés à la Douma, pour un plébiscite sans surprise.
Le 2 mars 2008, ce dernier tentera un coup de force pour un troisième mandat présidentiel successif que la Constitution lui interdit...
L’opposition ? Les oligarques (milliardaires) privés, ont été emprisonnés ou écartés.
Les médias sont contrôlés, Poutine y est devenue une icône de Moscou à Vladivostok. Politiquement, l’ex-champion du monde des échecs, Garry Kasparov a été arrêté, le parti communiste espère une seconde place, le « Parti libéral démocratique » de Jirinowksi (surnommé Adolfovitch) désire un empire Russe « pure» avec le retour de l’Alaska dans la mère patrie.
Dans son dernier livre, « La Russie de Poutine », Anna Politkovskaïa écrivait : «Je ne l'aime pas à cause de son cynisme, de son racisme, de ses mensonges (...) sur les massacres d'innocents au début de son mandat.», elle sera assassinée le 7 octobre 2006. (3)
(1) http://www.comite-tchetchenie.org (2) Chirac décore Poutine/arrêt sur image http://www.dailymotion.com/JeanBleuzen/video/xibl4_chirac... 3) http://www.rsf.org/article.php3?id_article=1910202:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
foot : Standard - Liverpool 0 - 0
Les « Rouges » à un fil de l’exploit ! Standard – Liverpool 0-0
Retrouvez fin août 2008 sur la radio Al Manar, l’émission « Droit au but », spécial « foot » www.almanar.be
Les amoureux du football se souviennent encore de cette magnifique saison Européenne du Standard de Liège qui en 1982 atteignit la finale de la coupe des coupes contre le grand FC Barcelone qui la gagna avec la complicité d’un arbitrage douteux.
Vingt-six ans plus tard, le Standard avait l’occasion ce mercredi 13 août de rencontrer une autre légende du football Européen de ces trente dernières années, le club mythique des Reds de Liverpool…
Ce club est plus qu’une légende, cinq fois vainqueur de la Ligue des Champions, il a en outre trusté plusieurs titres et coupes d’Angleterre avec des joueurs de classe mondiale : Kenny Dalglich l’écossais, Ian Rush le gallois, Kevin Keegan le génie anglais des années 80…Liverpool, c’est aussi une mentalité, une histoire magique et dramatique. Un club unique au monde avec le Real, le Barca, Manchester United, la Juventus et le Bayern…C’est dire le challenge qui attendait les liégeois.

Le standard emballa directement la partie par une occupation de terrain parfaite mettant sous pression une équipe anglaise peu habituée à être malmenée de la sorte. Le public le plus « chaud » du pays rivalise avec celui d’Anfield Road, il ne se gêna pas pour être un douzième homme efficace…Une tête du belgo-marocain Merouane Fellaïni toucha le poteau avant que le gardien espagnol ne sorte la balle sur la ligne ( ?) par un réflexe…But ? L’arbitre fit signe que non. Quelques minutes plus tard, ce dernier sifflera un penalty inexistant puisque la faute avait été commise en dehors du rectangle. Le jeune brésilien Danté s’élance et voit son tir s’écraser contre le gardien des Reds…La pression était peut-être trop forte pour ce jeune joueur de grande classe. Le standard venait de rater la balle de match ! Il poursuivra sur un rythme d’enfer en laissant venir les anglais en fin de match…
La seconde mi-temps démarra sur les chapeaux de roues, attaques et contre attaques des « Rouches », face à des « Reds », malmenés. Merouane Fellaini, Mbokani ou encore De Camargo ont encore l’une ou l’autre occasion de but. Tantôt le gardien, tantôt le défenseur ou une maladresse de l’attaquant ne permettront pas à l’équipe d’ouvrir méritoirement le score. Le défenseur Carragher ne sait plus ou donner de la tête. Il dégage à l’anglaise. Il y a le feu dans la baraque comme dirait notre cher Raymond la Science, tu saisis fieu ?
L’entraîneur Benitez des Reds comprend qu’il doit essayer quelque chose au risque de voir son équipe, encore championne d’Europe il y a trois ans, chuter à Sclessin. Voici l’entrée d’un jeune marocain prometteur, Nabil El Zhar (ex–Saint-Etienne) et de la star du football anglais : Steven Gerrard…qui effectuera un tir non cadré…On s’achemine doucement vers le nul. Le standard de Liège veut la victoire, il pousse tant et plus sans trouver l’ouverture.
L’arbitre siffle la fin du match à la 92ème minute. Le public l’a compris, il entonne le chant magique de Sclessin. Le FC Liverpool a sûrement mésestimé cette équipe belge qui en terme d’engagement, à un état d’esprit qui ressemble à une équipe de tête de la Bundensliga (championnat Allemand) ou de la première League.
Le standard vient d’inscrire une belle page de son histoire. Rendez-vous dans quinze jours à Anfield Road ou le Standard aura une bonne petite carte à jouer. Bravo les Rouches !
Mouedden Mohsin
Site du Standard de Liège : http://www.standardliege.be/
Site du FC Liverpool : http://www.liverpoolfc.tv/
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13.08.2008
émission al manar 106.8 m sur le terrorisme
Début juillet 2008,
une émission délicate sur les arrestations de certains militants d'extrêmes gauche...
avec Claude Moniquet, expert en terrorisme, Marc Metdepenningen, du journal le Soir et Manuel Abramovicz du site www.resistances.be
bientôt sur notre blog... rediffusion de l'émission...
retrouvez radio Al Manar tous les lundis de 18h00 à 20h00 sur le 106. 8 fm
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chronique "Droit au but" août 2008
Début juillet, sept membres d’une famille princière Emirati sont accusés de maltraitance et de traite des êtres humains sur des domestiques. La famille logeait pour l’année dans un palace Bruxellois.
L’histoire s’est rapidement emballée. Judiciairement et politiquement, grâce à l’intervention du député Ecolo, Fouad Lahsaïni qui a rencontré la domestique marocaine en fuite. Les pauvres domestiques, privées de leur passeport, travaillaient dans des conditions difficiles. L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis aurait exercé des pressions sur notre gouvernement, ce dernier tient à ce que la justice fasse son travail…Fin juillet, les membres de la famille princière étaient inculpés du «chef de traite humain ». Depuis, la famille a eu le temps de retourner dans ses palais.
En Suisse également, Hanibal Khadafi, fils du dictateur Libyen a été incarcéré pendant deux jours pour « maltraitance », suite à la plainte de deux domestiques. La sœur du dictateur évoquera le « racisme » et la brutalité des autorités Helvétiques. Avocate, elle estime qu’il ne faut pas accorder trop d’importance aux dires des deux domestiques marocains et tunisiens, qui ajoute t’elle, « sont d’une catégorie sociale inférieure ». Elle conclura avec un magistral : « œil pour œil, dent pour dent ». Le 17 juillet, le général Khadafi prendra des « mesures de rétorsions » avec la fermeture des sociétés suisses en Libye, la détention de deux Suisses (libérés depuis…) et la réduction des liaisons aériennes entre les deux pays…
Ces pratiques archaïques, prouvent une fois de plus, le mépris affiché à l’égard de ceux qui tentent de (sur)vivre et qui ne sont considérés au mieux que comme des « domestiques » à mater ou des esclaves à humilier. Que les richissimes milliardaires arabes et/ou musulmans de ces contrées ne soient pas étonnés par la suite que les Occidentaux aient une si piètre image du monde arabe, voir de l’islam. Ces pratiques culturelles (et non cultuelles) sont aux antipodes de l’éthique musulmane. Ces bourses ambulantes, nous leur déroulons trop souvent, un tapis rouge sang. Il ne sera jamais ici question « d’intégration », d’islamisme, de voile, ou de la fameuse burqua de Télé-Bxl. (voir chronique précédente)
En Belgique, Leterme tente t’il le coup de force en démontrant par l’absurde que ce pays est ingouvernable ? Il démissionne et aussitôt, le Roi le remet en scelle avec cette fois-ci la balle dans le camp des «francophones ». En démineur. Beaucoup de spécialistes se trompent en imputant la lie actuelle au seul NVA, à la liste Dedecker et au Vlaams Belang…C’est se voiler la face, devant un parti catholique flamand qui est sur les mêmes rails idéologiques que son petit frère…Fin de la Belgique ? Certains flamands le souhaitent et pratiquent déjà des discriminations intolérables avec le « wooncode » (« code flamand du logement », du Ministre Marino Keulen, VLD). La Cour Constitutionnelle a rendu un arrêt à la « belge » qui « satisfait » les deux camps, cependant ne nous y trompons pas, cet arrêt fait clairement le jeu des flamingants. Les francophones (49%, selon un sondage Ifop, le Soir et la Voix du Nord) ont déjà la tête en France. Ne faudrait-il pas, comme les Slovaques, prendre son destin en main en construisant un axe Bruxelles-Wallonnie ?
A l’heure, où l’on construit une Europe libérale tentaculaire, sans l’aval des peuples, le nationalisme « régionaliste » sera à ne point en douter, l’un des soucis de l’Union… Le « No » Irlandais au « Traité modificatif de Lisbonne » semble gêné les avancées matamoresques des éminences grises. Revoter jusqu’au « Yes », telle est la proposition du président populiste et cathodique qui ne s’embarrasse nullement du résultat démocratique. Ce dernier, en pleine confiance, tel Napoléon ou De Gaulle, à ses plus « belles heures », vient de réussir un coup de maître avec son « Union de la Méditerranée » et sa parade grandiloquente du 14 juillet à Paris. La présence du président Syrien (décrié par un PS has-been avec une Ségolène Royal accusant sans preuve, le gouvernement d’être à l’origine de son cambriolage), est une bonne chose.
Le terrorisme ne prend pas de vacances, Bagdad et Istanbul, deux villes phares de l’histoire de l’Humanité, sont endeuillées par des attentats meurtriers. Pour Istanbul, la piste PKK semble privilégiée par les médias. Le parti islamique au pouvoir, l’AKP risquait la radiation pure et simple par la Cour Constitutionnelle du pays, pour activités « anti-laïcs ».
Il s’agissait pour les tenants de l’extrémisme laïc, de faire payer à l’AKP, sa volonté d’introduire pour celles qui le désirent, le port du foulard dans les enceintes universitaires. Ce 30 juillet, la Cour Constitutionnelle décidait de ne pas le rayer, tout en le privant de la moitié de sa dotation publique. L’AKP reste dans la ligne de mire de la nébuleuse, militaro-laïciste.
Le symbole du cinéma arabe, Youssef Chahine, réalisateur du film le « destin », sur le philosophe musulman, « Averroes », nous quittait définitivement, après une carrière remarquable et une résistance tenace contre l’obscurantisme. Ciao l’artiste.
Heureusement, des éclaircies : La libération d’une Ingrid Betancourt mystique, l’arrestation du boucher Serbe, Radovan Karadzic, co-responsable avec Mladic du génocide bosniaque qui fit 8000 morts. Le 90ème ’anniversaire du symbole de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela qui vient d’être retiré de la liste USA des terroristes (si, si, sans blague), une fête « nationale » qui nous gratifia en ce 21 juillet d’un (dernier) feu d’artifice mémorable et le retour du soleil…avec des JO à Beijing « impropre » ou le Tibet n’est plus qu’un souvenir… faites (plutôt) vos jeux, voici le mois d’août !
Mouedden Mohsin
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