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27.03.2008
football et intégration... Belgique 1 Maroc 4
Le match de football amical entre les Diables rouges et les Lions de l’Atlas de ce mercredi soir au Heysel s’est soldé sur une victoire marocaine sans appel (1-4). Nous savions les diables malades, mais à ce point et face à une équipe du Maroc juste bonne, c’est plus que consternant… Il est aussi intéressant de lire certains commentaires d’internautes sur le site du journal le Soir (1) qui a tourné sur l’attitude des « Allochtones », terme « barbare » et désuet pour désigner les belges d’origines x et souvent maghrébine, surtout au nord du pays…
Le débat sur le forum avec plusieurs interventions a tourné sur les carences sportives et techniques de l’équipe belge, mais également sur le comportement des belgo-marocains…Certains sont déçus, consternés, ces nouveaux belges ont osé siffler l’hymne national belge, la plupart avaient décidés de supporter les Lions de l’Atlas et d’ainsi prouver une « intégration » factice.
L’un ou l’autre bloggeur invite nos politiques à « ouvrir les yeux », l’un (poste 56) avance « qu’il n’aime pas leur pays et les belges (blancs et blonds sûrement), qu’en plus nous allons « leur donner des milliards pour leur intégration », d’autres espèrent que les wallons, les flamands et les belges prennent enfin des décisions sérieuses…Que veut-il dire ? Expulser ? Assimiler de force ? les obliger à supporter une équipe pareille qui a juste le niveau d’un club de bas de classement de notre championnat ?
Pour revenir au match, il est vrai que certains ont sifflé la brabançonne que notre premier ministre belge confond avec la « marseillaise ». Dans beaucoup de stade du monde, siffler l’hymne est courant, faut-il l’accepter ? Non, nous pouvons le regretter, mais siffler par exemple la marseillaise, c’est d’abord un devoir civique, car le texte est nauséabond. De plus, ces nationalismes imposés divisent plus qu’ils ne rapprochent… A bas les hymnes ? Pourquoi pas…
Siffler le belgo-marocain Marouane Fellaini, excellent joueur du standard et qui choisit le maillot belge est désolant, mais de là, à en faire un drame nationale, faut pas pousser, on a jamais dit que les personnes se rendant au stade étaient toutes des amoureux « des lettres persanes ». Certains supporters ont des attitudes primaires, qu’ils soient belges, ouzbeks ou marocains… la question est d’abord sociétale, c’est une question d’éducation et de culture locale.
Enfant « supporter » d’un club hollandais…
Enfin, les belgo-marocains, sont au Maroc fiers de défendre les couleurs belges et en Belgique, fiers de supporter les couleurs marocaines. Il est me semble t’il de même avec les belgo-italiens, les belgo-espagnols, les belgo-français etc…
La question a se poser est la suivante : comment se fait-il que des milliers de jeunes, nés en Belgique ne se sentent, chez eux, ni au Maroc, ni en Belgique ? Enfin et pour être complet, je dois juste vous rappeler que lors de la coupe du monde de football en 1994, et à l’issue du match Belgique 1 Maroc 0, des centaines de supporters pacifiques marocains descendirent à la bourse pour faire la fête…derbouka et chants typiques du folklore marocains permirent à des centaines de personnes de festoyer…
Une heure plus tard, nous vîmes arriver une horde sauvage, crâne rasé, plus de cinq cent « supporters » imbéciles et dangereux de l’équipe belge décidèrent de charger violement malgré les femmes et les enfants. Là sous mes yeux, et pour la première fois de ma vie, j’eu l’impression d’être dans une effroyable expédition punitive qui s’abattait sur tous ce qui avait une couleur légèrement foncée. J’ai vu des femmes d’un certain âge avec leurs djellabas tombées et battues par les skinheads…
Lorsque j’ai interpellé le commissaire de la ville de Bruxelles de l’époque sur les lieux, et sous les cris vociférants de : « la Belgique est à nous !» et d’autres slogans en flamands, j’imagine tout aussi explicite (et devant l’arrestation de dizaines de jeunes « Allochtones »), le commissaire me fit cet aveux : « avec eux, il n’y a pas moyen de discuter… ». Mais pourquoi, arrêtez-vous les jeunes d’origines marocaines ? Il détourna le regard…Je n’oublierai jamais ce regard et ce déni de justice. Bien sûr ces idiots racistes et dangereux ne représentent pas les sympathiques supporters belges de « USA 1994 », mais lorsque vous vivez de tels moments, couplés à des discriminations et à un racisme ambiant, sans verser dans la paranoïa, il n’est pas étonnant de supporter le Maroc… et puis quand vous allez au Maroc et que vous constatez les limites au niveau des libertés d’expressions et de l’attitude des autorités considérant souvent ces populations comme des « vaches à lait », et bien il n’est pas étonnant, de supporter la Belgique, allez, l’honneur est sauf et que vive le sport… Mouedden Mohsin Note : http://www.lesoir.be/sports/football/diables-rouges-live-...
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25.03.2008
article sur l'islam et radio "Palestine"

par Mouedden Mohsin
Au mois de mars 2008, un baromètre de la libre Belgique sur la place de la religion au sein de notre société a démontré que l’islam était une religion en plein essor. A Bruxelles, un habitant sur trois s’en réclame. Le professeur Olivier Servais de l’UCL qui dirigea cette enquête estime par ailleurs qu’il n’exclut pas « des explosions liées à des explosions sociales… », Voire la création d’un parti politique communautaire. Plus inquiétant d’après lui, dans quinze ou vingt ans, les musulmans seront majoritaires à Bruxelles ce qui risque d’engendrer une situation explosive, on croirait parler d’un ennemi héréditaire ou d’un mélanome malin qui va paralyser le grand corps malade qu’est devenu notre pays, même si pour rassurer, il ajoute : « l’essentiel de l’islam est paisible et familial… ». Quelques semaines plus tôt, Glenn Audenaert, le patron de la police belge proposa aux musulmans de venir leur expliquer au sein des mosquées ( !?) et autres lieux (associatifs), le travail de la lutte contre le terrorisme et ce pour « rendre confiance » et tendre la main. Décidemment, après le politique en période électorale qui fait des mosquées des succursales politiques, il ne manquera plus que les ecclésiastiques de la laïcité dogmatique pour intégrer nos concitoyens à nos « valeurs ».
Dans ce brouillard, le professeur de l’UCL, Félice Dasseto trouve plutôt qu’il y a une évolution positive, une « intégration » de l’islam à la réalité belge, même le conflit avec l’ex Ministre de la justice, Laurette Onkelinx dans le dossier de l’Exécutif des Musulmans de Belgique est interprété positivement…
Ces dernières années, des livres, des enquêtes, des émissions télés, radios, des journaux et magazines consacrent à intervalles réguliers, leur Une, sur une religion reconnue depuis 1974 mais qui continue d’être considérée comme « zélote, étrangère et dangereuse ».
Seul le jeûne du mois de ramadan semble jouir d’une image un tant soit peu positive, avec les articles et reportages sur les tonnes de « pâtisseries » ingurgitées et la traditionnelle soupe marocaine, la « harira »…
Depuis une décennie, on a compris que l’islam faisait vendre : les caricatures, le voile, le sacrifice du mouton lors de la fête de l’aïd el Kebir, les crimes dits « d’honneurs », l’égalité homme – femme, la charia et les conflits internationaux islamisés à outrance et simplifiés à l’extrême…
Un parlementaire hollandais d’extrême droite marginalisé dans son propre pays et en mal de sensation va diffuser un film choc contre l’islam, l’ex députée hollandaise d’origine Somalienne, Ayan Hirshi Ali aux propos islamophobes est devenue l’égérie des « libertés menacées », pour les philosophes BHL et Finkelkraut contre une « l’islamisation de l’Europe »…
En face, une communauté musulmane multiple, divisée et hétéroclite, sommée de se justifier…et que la presse en général ignore lorsqu’elle construit positivement…Lors de la mort horrible de Saïdia, la jeune belgo-pakistanaise, les « femmes musulmanes de Belgique », furent snobées par la presse, et ce malgré un communiqué de presse fustigeant les violences faites aux femmes, sûrement pas assez sexy avec leurs voiles… Lors des attentats de Madrid, plusieurs musulmans de premier plan se rassemblèrent devant l’ambassade d’Espagne pour soutenir le peuple espagnol, là encore, aucune couverture médiatique, ce que déplora le sénateur Ecolo, Josy Dubié présent sur les lieux… comme si, les médias désiraient surtout mettre l’accent sur les aspects sensationnalistes, en soi fabriquer une image type vendeuse pour le belge moyen : du jeune radicalisé, au père violent, en passant par la femme soumise et donc forcément voilée…Ces constructions binaires font un mal considérable, des journalistes n’hésitent pas à importer leurs préjugés en faisant fi d’une déontologie et d’une éthique censé normalement rendre une information objective ou du moins honnête…Je propose aux médias européens , la semaine anti-préjugés envers l’islam une fois par an qui ne serait pas une forme de censure, (car des problèmes réels existent) mais plutôt un regard neuf, autre, différent ou nous mettrions nos raccourcis, préjugés et fantasmes au placard pour se focaliser sur les multiples actions positives des citoyens musulmans lambdas, un peu partout en Europe…

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un sous-préfet renvoyé pour avoir critiqué Israël !!
La honte
lundi 24 mars 2008
L’information est scandaleuse. Bruno Guigue a donc été limogé de ses fonctions de sous-préfet après avoir publié une tribune dénonçant les exactions d’Israël. Il lui est reproché officiellement un manquement à son devoir de réserve ; "même s’il voulait publier un ouvrage sur les vases Ming, il devrait en référer, c’est la seule règle" a affirmé pince-sans-rire le préfet de Charente-Maritime, Jacques Reiller dans les colonnes du Monde. Même son de cloche chez la ministre de l’Intérieur Michelle Alliot-Marie pour qui il a manqué à son "devoir de réserve", tandis que le porte-parole de la place Beauvau, interrogé par I-Télé assène que "ce n’est pas une question de fond".
Nous prendrait-on pour des imbéciles ?
Qui peut croire un seul instant que les critiques virulentes proférées contre Israël dans cet article ne sont pas à l’origine de ce limogeage ?
Rappelons que peu de temps après la publication de ce texte sur notre site, des réactions se sont faites entendre, en dénonçant le contenu. Elles émanent des mêmes personnes qui ont initié la campagne de lynchage médiatique contre Charles Enderlin. A ce journaliste, il était reproché d’avoir fait diffuser sur les chaînes de télévision les images terribles du massacre du petit Mohamed al Durah par l’armée israélienne.
Conscients que cette horrible vidéo allait porter un coup fatal à l’image d’une armée par ailleurs déjà condamnée pour des crimes de guerre, des militants, soutiens farouches de l’Etat hébreu ont engagé une odieuse campagne pour démolir Charles Enderlin. Et c’est donc aujourd’hui des acteurs de cette campagne qui dénoncent les manquements supposés de B. Guigue en matière de devoir de réserve. Les même d’ailleurs avaient pris fait et cause contre Edgar Morin, victime lui aussi d’un chantage à l’antisémitisme après de nombreux autres personnalités (Daniel Mermet, Pascal Boniface, etc.).
Comment ne pas penser qu’il s’agit là d’un nouvel épisode de cette guerre idéologique menée contre tous les contempteurs d’Israël ?
Voyons donc ce qui, dans les propos de B. Guigue a pu susciter l’émoi de ses détracteurs. B. Guigue nous rappelle les sinistres "exploits" militaires d’Israël, civils décimés à coups de missiles, et déjà durant le seul été 82 (invasion du Liban) le bilan macabre qui était 10 fois supérieur à la terrible tragédie du 11/09. N’est-ce pas là un simple calcul mathématique ?
L’allusion au III Reich est sans doute l’extrait le plus virulent. Mais que dit Bruno Guigue ? Prétend t-il que le régime nazi est l’exact équivalent de l’actuel gouvernement d’Israël ? Certes, non. Citant les propos de défenseurs acharnés de l’Etat d’Israël qui précisément se commettent dans de bien imprudents rappels de l’histoire, il précise que "analogie pour analogie", il n’est pas certain que de tels rapprochements soient de nature à servir l’Etat hébreu.
Faut-il rappeler ici cette incroyable interview accordée au journal israélien Haaretz où un des commandants des Forces de Défense d’Israël (FDI) dans les territoires palestiniens déclare ignominieusement que dans le cas où la cible serait "un camp de réfugiés à forte densité ou bien la Kasbah de Naplouse, et s’il est assigné aux troupes de conduire la mission avec les plus faibles pertes possibles de part et d’autre, le chef des opérations devra analyser et prendre en compte les batailles du passé ; y compris, aussi choquant que cela puisse paraître, sur la manière dont l’armée allemande a combattu le ghetto de Varsovie".
Le mouvement pacifiste israélien Coalition des Femmes pour une Paix Juste a ainsi commenté ces propos odieux "Si on peut comparer un camp palestinien au ghetto de Varsovie, à qui doit-on alors comparer les soldats qui l’attaquent ?".
Faut-il encore rappeler aussi cette abominable déclaration encore plus récente -en pleines tueries contre Gaza où des dizaines de femmes et d’enfants ont été décimés- de Matan Vilnai, vice-ministre de la Défense israélien qui en réponse aux "tirs de Qassam" promettait aux Palestiniens "une Shoah encore plus grande" ?
Qui donc est responsable de telles comparaisons ? Qui s’inspire des plus odieux crimes de l’histoire ? Comment enfin rester de marbre face à de telles abjections ?
Revenons donc à ce fameux devoir de réserve qui est opposé à Bruno Guigue. Il faut tout d’abord rappeler qu’il s’exprimait en tant que spécialiste desquestions politiques et non en sa qualité de sous-préfet. Par ailleurs, il est exact que la législation française soumet la liberté d’expressiondes fonctionnaires à certaines limitations au nom de l’obligation de réserve : toutefois, de telles limitations doivent être conformes à l’article 10.2 de la CEDH, en particulier ses articles qui disposent que l’ingérence ainsi commise doit poursuivre des buts légitimes (la sécurité nationale, l’intégrité territoriale ou la sûreté publique, la défense de l’ordre et la prévention du crime, la protection de la santé ou de la morale, la protection de la réputation ou des droits d’autrui) et être justifiée par des considérations démocratiques. A notre avis ici, cela n’est certes pas le cas. Plus encore, ce sont certainement les propos de Bruno Guigue s’inscrivant courageusement contre des crimes majeurs contre un peuple désarmé et qui demeurent impunis qui se situent dans le droit fil d’une certaine tradition française de défense des droits de l’homme. En ce sens, Bruno Guigue fait largement honneur à sa fonction.
Enfin, rappelons encore une déclaration scandaleuse passé quasiment inaperçue. S’exprimant contre l’attentat de la yeshiva Merkaz Harav, à Jérusalem au nom des 111 parlementaires du groupe d’amitié France-Israël le 11 mars dernier, place de la République, à Paris, Claude Goasguen, député UMP de Paris, a dénoncé les agressions d’un "peuple sauvage de terroristes épouvantables". Mais sur le massacre commis peu après de dizaines de civils, femmes et enfants de ce "peuple sauvage de terroristes", Goasguen n’avait rien trouvé à redire. Et ses propos n’ont guère suscité l’émoi.
Il faut dire que les députés n’étant pas de hauts fonctionnaires, ils ne sont pas soumis à un devoir de réserve. Ni même apparemment à celui de décence.
Pour finir, nous souhaitons citer ici le propos du journaliste britannique Robert Fisk qui couvre l’actualité proche-orientale depuis des décennies et qui déjà, dénonçait il y a quelques années l’impunité dont jouit Israël qu’il mettait au compte d’une intolérable lâcheté " La peur d’être taxés « d’antisémitisme » nous amène à fermer les yeux sur des agissements inadmissibles au Moyen-Orient », dénonçait t-il. Et de s’interroger « Que se serait-il passé si nous avions soutenu le régime d’apartheid sud-africain contre la population noire majoritaire ? (...).
Et si nous avions décrit les enfants noirs abattus par la police comme les victimes d’un « acte sacrificiel » de leurs propres parents ? (...)Il faut toutefois rappeler que les escadrons de la mort sud-africains n’utilisaient ni mitrailleuses héliportées, ni missiles...Depuis la seconde guerre mondiale, rarement un peuple aura été aussi vilipendé que le peuple palestinien. Rarement un peuple aura été aussi souvent excusé, jamais on ne lui aura à ce point passé ses caprices, que les Israéliens. Les ambassades israéliennes, de part le monde, s’emploient à tenir la jambe aux éditeurs, pour leur faire la leçon : ils ne doivent pas qualifier le Premier ministre israélien de « faucon », car cela « enfreindrait la courtoisie ». Et les publicistes de rentrer dans le rang, le petit doigt sur la couture du pantalon.(...)
Notre couardise, notre refus de dire la vérité, notre peur d’être taxés d’« antisémitisme » - l’une des injures les plus graves qui puissent être proférées envers un journaliste - ne font que contribuer à la perpétration d’actes atroces au Moyen-Orient, et en même temps, en fermant les yeux, à les laisser se perpétuer sans rien dire. Nous serions bien inspirés de regarder bien en face ces « remakes » de l’ère de l’apartheid et de nous souvenir de l’époque où les hommes avaient encore un peu d’honneur... ».
Bruno Guigue est un homme d’honneur, assurément. C’est en cela qu’il dérange.
Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU
Par Bruno Guigue
jeudi 13 mars 2008
Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.
Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L’ONU contre les droits de l’homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?
Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».
Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.
Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.
S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.
C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».
Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait « anéantir la liberté d’expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l’universalité des droits » par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.
En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.
Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.
Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.
Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».
L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».
Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.
C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».
Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.
Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu’elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».
« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante ». Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002.
« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l’acte ».
Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.
« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.
Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif ». Au moins, c’est limpide.
Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, « c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.
A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !
A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par « Le Monde » : « l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.
Bruno Guigue
Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA
Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003
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09.03.2008
Fin d'une époque ?
Fin d'une époque ?
journal du Mardi, chronique Droit au but,
mars 2008
par Mouedden Mohsin
La république du Kosovo a vu le jour, le dimanche 17 février 2008, avec l'appui des Etats-Unis et d'une partie de l'Union Européenne. Les rues de Bruxelles étaient en liesse avec les Albanais du pays. Ce micro état (1/3 de la Belgique) est composé de six ethnies. La politique de Milosevic n'a pas fini de provoquer la balkanisation d'une région construite de toutes pièces par les grandes puissances du 20ème siècles et qui aujourd'hui éclate littéralement (Slovénie, Croatie, Serbie, Macédoine, Kosovo, Bosnie…).
Demain, la Flandre, le Pays Basque et une vingtaine de peuples revendiqueront une sacralité territoriale face à l'état nation dépassé et devant une Union Européenne ultra-libérale qui semble broyer les aspirations populaires et sociales pour favoriser le marché brutal et la concurrence « déloyale »…
En Belgique, rien de neuf, Bart rêve et salive à l'idée de créer son « Kosovo flamand », il a décidé de ne pas rejoindre le prochain gouvernement, même dehors titrait le « Soir », il continue à nous mettre « dedans ».
Après 10 ans et la marche blanche, l'avocat des familles des enfants disparus, maître Hissel est accusé de téléchargement pédo-pornographique, suite à une enquête internationale dénommé « Koala ». Ce dernier reste présumé innocent, cependant comme l'a annoncé l'ex Ecolo et avocat Vincent Decroly sur RTL : « … si cela s'avérait exact et même si il est un ami, il devra être sévèrement puni… ».
L'ASBL « Ni putes Ni soumises » a présenté au siège du Parti Socialiste le 25 février dernier, son « guide du respect », brochure qui sera diffusée au sein des établissements scolaires. Un hic de taille, l'association avance avec concision qu'après 16 ans, un mineur est libre d'entretenir des relations sexuelles, si celles-ci ont lieu avec son consentement et même avec une personne majeure. Des parents s'insurgent déjà. L'écologiste Ahmed Mouhssin, via un communiqué de presse du 29 février dernier, s'inquiète et rappelle le code pénal qui dit en substance : « même si un mineur de plus de 16 ans a des relations sexuelles, consentantes, avec un(e) majeur, ce dernier peut être accusé(e) de débauche de mineur. De même, des parents qui hébergent la copine mineure de leur fils majeur, pourraient être poursuivi par les parents de la jeune mineure »1. Alors faut-il changer la loi ou annuler la diffusion du guide ? En tout cas, 1ère grosse bourde de cette association importée par une certaine laïcité nantie, dogmatique et coupée du terrain, mais pourtant si soutenue par les pouvoirs publics (socialistes et libéraux en particulier).
Pendant ce temps, la saga de l'Exécutif des Musulmans de Belgique semble arriver au stade ultime de la mort clinique. Le nouveau ministre de la Justice a décidé de suspendre l'instance de finances pour 2008. Le président Coskun Beyazgul, un proche de l'ambassade de Turquie, a été inculpé par le juge d'instruction Claise de « faux et usage de faux et abus de biens sociaux ». Devant l'inéluctable, il a décidé de démissionner le 26 février pour préparer sa défense. Une AG extraordinaire tentera le 14 mars de proposer une nouvelle équipe avec des personnes « désintéressées » et « compétentes » pour permettre à la structure de finaliser différents projets (reconnaissance des mosquées, aumôniers, professeurs de religion islamique). A plus long terme, les Assises de l'islam de Belgique, proposées par le juriste Radouane Bouhlal, semble tenir la route pour préparer un EMB indépendant du politique et des ambassades. Ecolo, le MR et Spirit y sont déjà favorables…Certains sont frileux, estimant qu'il revient aux mosquées uniquement ou à des fédérations de plancher sur le dossier, une façon d'écarter ceux qui n'estiment pas nécessaires de faire partie d'une mosquée en particulier ou d'une fédération…
L'historienne Anne Morelli a rendu publique une lettre où elle estime que le MRAX est devenu une association « d'auto-défense des musulmans » avec de la part de son président, une tendance à « exagérer l'islamophobie ». Consternant lorsqu'on sait que les études européennes démontrent une montée de l'islamophobie partout en Europe avec parfois des crimes racistes (Schaerbeek, Anvers, …). Il faut pourtant se réjouir que cette grande organisation soit devenue indépendante (« Ni putes Ni soumises » devrait suivre l'exemple !) et réellement pluraliste : gauche – droite et non-croyant – croyant. Pour certains anti-racistes minoritaires, cela est inacceptable, le « sectarisme » idéologique d'une certaine gauche paternaliste et laïciste doit primer…L'AG du MRAX a reconnu le 23 février dernier, le travail impulsé par l'équipe actuelle avec la mise en œuvre de deux chantiers forts : la lutte contre les discriminations dans l'enseignement et dans le monde du travail. Le MRAX organisera la Semaine d'Actions Contre le Racisme (2) du 13 au 22 mars 2008
Mouedden Mohsin
Note :
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Emission radio contre le racisme 2008
Emission sur les discriminations touchant les femmes en Belgique et dans le monde
http://www.contreleracisme.be/spip.php?mot334
13/03 à 17h00
Radio El Wafa : 106.8 FM
Catégorie : Médias
L’émission "les infos citoyennes" est devenue depuis trois ans, une
référence citoyenne sur les ondes FM : sujets délicats, débats
contradictoires, propos politiquement incorrects... Ce sont les ingrédients permettant un véritable débat citoyen pour lever les différents tabous de la société belge mais aussi arabe et musulmane...
Avec la participation de plusieurs associations féministes et anti-racistes.
http://8mars.online.fr/
invités : 4 femmes députées.
Intervention de jeunes sur la question des discriminations.
Date de fin : 13/03/2008
Renseignements : mohsin.mouedden@gmail.com
Organisateur : Radio El Wafa
Au programme de l’émission du 20/03 :
- 17h00 : Emission sur les minorités ethniques... reconnaissance véritable ou acceptation intolérable avec le MRAX et diverses associations
oeuvrant sur la question de l’interculturalité
18h20 : témoignages sur les figures emblématiques de l’anti-racisme...
de Ghandi et Martin Luther King à nos jours.
Durée : 2h00
Date de fin : 20/03/2008
Renseignements : 0472/804.428. - mohsin.mouedden@gmail.com
Organisateur : Radio El Wafa
22:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Emission radio février/mars 2008
| | Soutien à l'action de Ni Putes Ni Soumises |
Le PS soutient l'action de Ni Putes Ni Soumises (NPNS) et déplore les propos d'un conseiller communal Ecolo, qui accuse ce mouvement d'incitation à la débauche de mineurs.
Le PS dénonce ces attaques, qui visent à déstabiliser Ni Putes Ni Soumises et décrédibiliser l'important travail de fond que cette association effectue.
Cette accusation prêterait à sourire si elle ne visait pas un autre objectif : miner le travail de Ni Putes Ni Soumises et, au-delà, dénoncer les initiatives qui veulent parler en toute franchise et sans tabou de l'importance d'une éducation à la vie sexuelle et affective.
Le PS rappelle avec force que toutes les actions, associatives ou autres, visant à libérer la parole, à encourager le dialogue, à dénoncer les violences, à promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes, … sont indispensables. Le PS considère dans ce contexte que l'action de Ni Putes Ni Soumises a tout son sens et toute son utilité.
22:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














