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25.12.2007

émission radio 27.12.07 sur la condamnation de la LAE

Ce jeudi 27 décembre 2007 de 17h00 à 19h00

17h00 : sujet social 

17h30 - 19h00 : la criminalisation du mouvement associatif : condamnation à un an de prison ferme pour deux membres de la Ligue Arabe Européenne...

 

Dyab Abou Jahjah

 avec Nadine Nadia Rosso - Oscar Flores - plusieurs associations belges...

en live sur www.wafa.be

106.8 fm.

Un an de prison pour Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzuz de la LAE

21/12/2007 12:30

Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné vendredi Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzuz de la Ligue arabe européenne (LAE/AEL) à un an de prison.

 

Après l'assassinat de Mohamed Achrak en novembre 2002, la commune de Borgerhout avait été le théâtre d'émeutes. Le tribunal a estimé qu'Abouh Jahjah et Ahmed Azzuz avaient une importante influence morale sur ces jeunes. Ils auraient donc pu tenter de calmer les esprits, ce qu'ils n'ont pas fait. Ils ont même, selon le tribunal, pousser la foule à se rebeller. Youssef Rahimi a été acquitté. Le ministère public avait requis deux ans de prison à l'encontre des trois hommes. Abou Jahjah et Azzuz devront payer à l'assureur Ethias, qui s'est constitué partie civile dans cette affaire, 5.109,78 euros de dédommagements. (VAD)

 

lundi, 25 novembre 2002, 16h38

http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1...

Dyab Abou Jahjah: Faire passer tous les musulmans pour des fondamentalistes, c'est du racisme

Ces derniers jours, la presse parle beaucoup de la Ligue arabe européenne (AEL) ou de Dyab Abou Jahjah: un «terroriste», un «raciste», qui ne veut collaborer avec personne, un personnage «dangereux» et à éviter. Fameux sujet de discussion, y compris parmi les membres du Parti du Travail de Belgique. Nous avons soumis leurs questions à Dyab Abou Jahjah.

Riet Dhont
25-11-2002

Mia Knaepen dirige une cellule de quartier à Hoboken. «La cabale contre l'AEL se sent très fort. Leurs patrouilles citoyennes sont présentées comme des milices des années 30. Cela pose de sérieux problèmes à nos membres. Nous en avons déjà beaucoup discuté. Beaucoup estiment qu'on ne peut pas frayer avec un fondamentaliste.»

 

Dyab Abou Jahjah, êtes-vous un fondamentaliste?

Dyab Abou Jahjah. Je suis musulman, mais ça ne fait pas de moi un fondamentaliste. Un fondamentaliste est quelqu'un qui veut imposer ses idées. Je crois dans la démocratie et le dialogue.

Dyab Abou Jahjah lors de la manifestation pour la Palestine, à Anvers, en juin dernier. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

 

Ward Coenegrachts milite dans la cellule des entreprises chimiques à Anvers. «Les membres retirent de la presse que Dyab Abou Jahjah est du Hezbollah et que cette organisation est terroriste.»

Dyab Abou Jahjah, appartenez-vous au Hezbollah?

Dyab Abou Jahjah. Je suis d'origine libanaise. Je n'ai jamais été membre du Hezbollah, mais bien du front de résistance libanaise. Le Sud-Liban a été occupé pendant des années par Israël. J'ai participé aux combats contre Israël, oui. Je suis un nationaliste arabe, je me bats pour l'indépendance et la souveraineté de mon pays d'origine et de tout pays occupé. Il y avait différents groupes de résistance au Liban, tels que le Parti communiste libanais, le groupe Action communiste, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

En ce qui concerne le Hezbollah: ce n'est pas un parti terroriste, mais un parti musulman démocratique, élu au Parlement libanais. Le Hezbollah a aussi mené une résistance armée contre l'occupant fasciste israélien.

Kassablanka
La controverse autour du film Kassablanka inquiète aussi les ouvriers de la chimie. Dans le film, réalisé par deux cinéastes anversois et subsidié par la Ville, on fait une comparaison entre une famille musulmane extrémiste et une famille extrémiste du Vlaams Blok. La Ligue arabe européenne condamne cette comparaison. «Ces gens veulent nous imposer leurs lois», craignent les membres des cellules de la chimie. «Si on les laissait faire, ce film serait interdit.»

 

Dyab Abou Jahjah, voulez-vous interdire ce film?

Dyab Abou Jahjah. Absolument pas. Nous voulons simplement les mêmes droits et le respect de chacun. Le film stigmatise les musulmans en général, sans faire de différence entre musulmans et musulmans-extrémistes. C'est inacceptable. Il y a des extrémistes dans toutes les religions et toutes les idéologies. Mais dire que les musulmans sont par définition des extrémistes, c'est antidémocratique et raciste.

En plus, les musulmans sont présentés comme des idiots. Nous ne l'acceptons pas. Si quelqu'un faisait le même genre de film sur les juifs, ça ferait un foin de tous les diables! Le réalisateur ne nie d'ailleurs pas qu'il est contre les musulmans en général.

Pire: le film est financé par la Ville d'Anvers. Ca ne va pas. Pour nous, le film est raciste. Nous discutons de ce film, y compris avec les gens de la première génération, qui sont fort choqués.

 

Des amis progressistes ont aussi des questions. Un lecteur écrit: «On dit que Dyab Abou Jahjah considère les femmes comme inférieures? Dans quelle mesure est-ce vrai?»

Dyab Abou Jahjah, êtes-vous contre l'émancipation de la femme?

Dyab Abou Jahjah. Nous sommes pour le principe d'égalité pour tous, quel que soit l'origine, la religion ou le sexe de chacun.

Par tous les moyens nécessaires...
La lettre revient sur le meeting de cloture de la manifestation de Stop USA le 10 novembre à Bruxelles. Dyab Abou Jahjah y a déclaré: «Nous devons nous armer pour poursuivre la lutte. Nous devons fournir des armes à tous ceux qui se révoltent contre les USA. Partout dans le monde, nous menons une seule lutte: contre les USA. Aujourd'hui et dans le futur. Nous soutenons la résistance en Palestine et en Irak. Nous soutenons tous ceux qui luttent aujourd'hui contre le sionisme et l'impérialisme.»

Dyab Abou Jahjah, êtes-vous pour la lutte armée?

Dyab Abou Jahjah. Les peuples qui sont exploités par l'impérialisme et dont le territoire est attaqué ou occupé doivent pouvoir se défendre. Et cela, by any means necessary... (par tous les moyens nécessaires, comme le disait Malcolm X).

 

Milice privée?
Une personne âgée m'a téléphoné après avoir entendu la radio parler des patrouilles citoyennes et des contacts de l'AEL avec le PTB. «Quand j'entends ça, ça me fait peur. Les milices privées, c'est comme dans les années 30. C'étaient les rexistes et les fascistes qui créaient de telles milices. Elles ont fait plus de mal que de bien. Un parti communiste ne peut quand même pas avoir des contacts avec ces gens?»

Dyab Abou Jahjah, êtes-vous une milice privée?

Dyab Abou Jahjah. Bien sûr que non! Nous formons des groupes d'observateurs, qui peuvent éventuellement faire office de témoins. Nous n'empêchons pas la police de travailler, et nous reprenons encore moins son travail. Nous ne portons pas d'uniforme et nous ne sommes pas armés. Nous n'avons qu'un appareil photos et des tracts.

Nous avons bien étudié la loi sur les milices privées et nous ne la transgressons à aucun niveau. Nous nous contentons de regarder, et nous pouvons faire office de témoins a posteriori. Nous ne faisons pas de maintien de l'ordre, nous faisons plutôt de la prévention.

Nous avons créé ces patrouilles en réaction au «Plan intégré Marocains», une initiative de la Ville et de la police. C'est une sorte de tolérance zéro qui vise la communauté marocaine. La police d'Anvers est en grande partie infiltrée par l'extrême droite. Tout le monde le sait. Il y a là des militants qui vont le soir aux réunions du Vlaams Blok et sont agents de police le lendemain matin...

Nous sommes des citoyens inquiets et nous travaillons dans le cadre de la légalité. D'une façon très positive. Nous disons: prenez vos responsabilités, parce que les autorités ne sont pas capables d'apporter des solutions.