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14.08.2007

journaliste condamné à 8 mois au Maroc

Affaire Al Watan :

8 mois de prison ferme pour Hormatallah

du journal marocain AL WATAN

http://gazetteer.de/wg.php?x=&men=gpro&lng=fr&dat=32&geo=-134&srt=pn2n&col=ohq 


Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, mercredi, le journaliste Mustapha Hormatallah de l’hebdomadaire ’’Al Watan Al An’’ à huit mois de prison ferme et à une amende de 1.000 dh et le directeur de la publication, Abderrahim Ariri, à six mois de prison avec sursis assortis de 1.000 dh d’amende.


L’hebdomadaire ’’Al Watan Al An’’ avait publié le 14 juillet dernier un dossier intitulé ’’les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc’’.

Le parquet général avait décidé le 24 juillet de déférer les deux journalistes pour recel de documents obtenus à l’aide d’une infraction conformément à l’article 571 du code pénal, de relaxer Ariri et de le poursuivre par convocation directe, et de placer Hormatallah sous mandat de dépôt.

 

 

Un journaliste condamné à huit mois de prison ferme au Maroc

LEMONDE.FR avec AFP | 15.08.07 |

Le tribunal correctionnel de Casablanca a infligé huit mois de prison ferme à Mustapha Hormat Allah, journaliste à l'hebdomadaire Al Watan Al An, pour publication de "documents confidentiels" concernant la lutte antiterroriste. C'est la première fois depuis quatre ans qu'un journaliste est condamné à une peine de prison ferme au Maroc.

 


Le directeur de ce journal, Abderrahim Ariri, a écopé de six mois avec sursis. Le premier comparaissait détenu alors que le second était en liberté provisoire."Nous étions venus pour entendre un verdict qui nous acquitte et nous avons entendu un verdict qui ne nous a pas rendu justice", a déclaré aux journalistes M. Ariri. "Nous allons nous réunir avec nos avocats et les ONG qui ont pris notre défense pour définir la suite à donner à cette décision de justice", a-t-il ajouté.

Cette condamnation a provoqué la consternation dans la profession."C'est une menace pour tous les journalistes dont le métier est de publier des informations, des documents (...)", a souligné Younes Moujahid, secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM).

L'organisation Reporters sans frontières s'est pour sa part déclarée "révoltée et consternée". "Cette décision traduit un mépris de tous les usages du droit international qui n'a cessé de réaffirmer qu'on n'emprisonne pas un journaliste pour un délit de presse", déclare-elle dans un communiqué

 http://www.rsf.org/article.php3?id_article=23285

 

 

 

Commentaires

Nous saluons tres haut le courage ,le devouement et le patriotisme de nos deux journalistes de l'hebdo Alwatan Al an:Abderrahim Ariri et Mostapha Hormatollah .

Ecrit par : abdel | 25.08.2007