20.12.2006
radio bilan foot 2006 jeudi 21.12.06 17h00
Emission radio El Wafa 106.8 fm
jeudi 21 décembre 2006
Dernière émission de l'année 2006
Spécial bilan football 2006… championnat de Belgique, équipe nationale, coupe du monde, Ligue des Champions…
avec un panel exceptionnel :
Jamal Ikazban, échevin des sports de Molenbeek Saint-Jean
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21:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.12.2006
radio spécial FETE MUSULMANE avec l'EMB-EMIR KIR


Exécutif des musulmans
de Belgique
Un article de Belgiki - Wiki for Belgium.
L'Exécutif des musulmans de Belgique a été institué par l'arrêté royal du 25 mai 1999. Il est l'interlocuteur des autorités belges en ce qui concerne le temporel de la religion islamique : nominations des imams et des aumôniers, gestion des communautés locales. Selon les matières, il représente l'islam auprès du gouvernement fédéral, des régions, ou des communautés, notamment pour l'enseignement (programmes, inspections et désignation des professeurs de religion).
Suite aux élections de mars 2005, 68 élus siègent dans cet exécutif:
- 40 se disent d'appartenance culturelle turque,
- 20 d'appartenance culturelle marocaine,
- 6 d'autres appartenance culturelle
- 2 se disent convertis
34 sont francophones, 34 néerlandophones. 5 sont des femmes.
65% des 70.000 inscrits au scrutin ont effectivement voté
| par Mohsin Mouedden | |
| Tuesday, 12 December 2006 | |
| Les affaires carolos gagnent au box-office, « Prison Break » n'a qu'à se rhabiller. |
17:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.12.2006
réponse à une carte blanche du Soir sur l'AÎD !!!
VOIR LA REPONSE EN BAS DE PAGE DU JOURNAL le SOIR
Bruxelles, le 29 novembre 2006

Madame la rédactrice en chef Béatrice Delvaux,
Monsieur Ricardo Guttierez,
Objet : réaction suite à la carte blanche de Monsieur Chemsi Cheref-Khan.
Etant abonné au Soir, je suis avec plaisir l'évolution de notre quotidien.
Je souhaite néanmoins enregistrer une remarque qui est me semble t-il le sentiment de nombreux belges de confession musulmane.
A de nombreuses reprises vous vous faites l'écho de Monsieur Chemsi Cherif Khan sur divers dossiers touchant à l'islam.
La proposition de Monsieur Khan sur le remplacement de la fête de l'aïd par les dons me semble dangereuse à plus d'un titre. D'abord elle stigmatise violement la pratique religieuse, ensuite la fête n'est pas « une tradition festive à caractère vaguement religieuse », cela dénote d'une lecture légère ou alors d'une méconnaissance de l'islam et de ses pratiques.
C'est d'abord un témoignage spirituel Abrahamique, ensuite un moment de partage et de solidarité avec les démunis ou non et puis une fête éducative « monothéiste » dans le sens d'une communion avec sa famille, ses voisins et les différentes communautés.
Seconde légèreté ou erreur….Pour notre intellectuel il faudrait dorénavant plutôt faire des dons car nous aurions via cette pratique religieuse « d'immenses problèmes liés à la propreté et à l'hygiène» ce qui n'est pas faux ! Mais au lieu de résoudre des carences liés à une gestion politique chaotique, notre intellectuel nous propose ni plus ni moins que la suppression d'une fête religieuse De plus pour « respecter l'esprit et l'éthique de cette pratique » il faudrait passer aux dons comme « cela se fait dans les pays musulmans »… proposition surréaliste tellement c'est un non sens, dans chaque pays musulman, la fête de l'Aïd est pratiquée avec solidarité et partage avec les pauvres ! Les dons sont effectués par les associations caritatives, la bourgeoisie, les monarques ou les dirigeants afin que les pauvres puissent également partager ce moment de solidarité, ce que semble oublié notre humaniste. Insinuons-nous également que la pratique cultuelle de l'Aïd ne respecterait ni l'éthique ni l'hygiène ?
Devrions nous toujours après 42 ans de présence nous pousser vers l'illégalité car notre pratique cultuelle gênerait certains ?
Troisième erreur, notre intellectuel invite les professeurs de religion musulmane à « dénaturer » la foi et cette pratique cultuelle afin qu'elle ne soit « ni aveugle », « ni fanatique »… en soi pour retrouver « la pureté originelle de la spiritualité et de l'éthique musulmane qu'il convient d'enseigner aux jeunes qui fréquentent le cours de religion islamique dans nos écoles »… C'est une vision particulièrement paternaliste et néo-colonial que tout musulman de cœur ne peut que rejeter…la pratique de cette fête allie également générosité, solidarité, amour et partage tout en conservant la pureté originelle de la spiritualité et de l'éthique musulmane.
Nous ne sommes pas des fanatiques, ni aveugles car nous pratiquerions l'aïd, qu'est ce que ces jugements de valeurs proche des thèses de certains pères blancs au Congo ?
A la page 6, Monsieur Guttierez vous ajoutez ceci : « l'EMB n'adhère manifestement pas au courant humaniste qui préconise de remplacer l'abattage par des dons ». A quoi devrions nous adhérer ? Qu'est ce que le courant humaniste ? Demanderions nous à Monsieur Grollet de s'immiscer dans la pratique religieuse chrétienne ? L'EMB doit-il se plier à un courant ne représentant qu'une personne et de surcroît non musulmane ? Un musulman croyant et pratiquant peut-il se revendiquer comme humaniste ? A mon sens, oui ! Devrions nous nous assimiler totalement pour définitivement être accepté ? Cette phrase comme beaucoup m'a profondément dérangé comme beaucoup de musulmans d'ailleurs.
Pour toutes ces raisons, je vous propose et pour vos lecteurs, une carte blanche également d'intellectuels belges et musulmans comme Messieurs Didier Beyens, Mohamed Jamouchi, Yacob Mahi, Mustapha Kastit voir l'Exécutif des Musulmans de Belgique, à moins que toutes ces personnes ou institution ne soient encartés « intégristes » ou « fondamentalistes » car fêtant l'aïd et mangeant halal tellement notre alimentation aujourd'hui nous condamne également.
Dans l'attente de vous lire et avec toute l'affection sincère que je vous porte, je vous prie d'agréer, Madame Delvaux, Monsieur Guttierez, mes sentiments les meilleurs.
Mouedden Mohsin,
Gsm : 0473.595.407
Radio EL WAFA Fidélité 106.8 FM
Article page 17 - carte blanche de l'humaniste de culture musulmane Chemsi Cheref-Khan
Titre de la carte blanche: Remplacer le sacrifice du mouton par le don
Nous aurions pu ajouter : islam par athéisme !
Cher Mouedden,
Merci pour ta réaction... La carte blanche de M. Chéref-Khan exprime une opinion: elle est délibérément tranchée, engagée. C'est le but même des textes publiés en rubrique Forum.
Tu as évidemment le droit de penser autrement. Pas celui d'empêcher M. Chéref-Khan de dire ce qu'il pense, même si ça ne te convient pas!
Ceci dit, comme il s'agit aussi d'un espace de débat, nous sommes éventuellement disposés à entendre et relayer d'autres voix.
Concernant la phrase que tu relèves dans mon article, tu lui prêtes une interprétation très... personnelle et extensive. Il ne s'agissait jamais, pour moi, que d'indiquer à nos lecteurs qu'à côté de l'appel au sacrifice du mouton, d'autres opinions existent au sein de l'islam. Par "humaniste", je n'entendais pas spécifiquement désigner la laïcité organisée (tu évoques Philippe Grollet), mais tous ceux qui, à l'occasion de la fête du sacrifice, font preuve d'engagement humanitaire (j'ai, par exemple, quelques amis musulmans qui versent de l'argent à Islamic Relief plutôt que d'égorger un mouton, pour célébrer l'Aid el-Kébir).
L'appel au don plutôt qu'au sacrifice est loin d'être l'affaire de laicards "de culture musulmane". Voici, pour ton info, ce que répond Tariq Ramadan à un des contributeurs de son site, qui l'interpelle sur le fait de savoir si il y a ou pas "obligation de tuer un mouton plûtot que d'envoyer une somme correspondant au prix du mouton d'un pays dans le besoin ?"
Réponse de Tariq Ramadan: "Non, il s'agit d'une sunna : on n'est pas dans l'obligation de sacrifier et il serait bon de cesser les gaspillages et d'utiliser les sommes équivalentes pour les personnes dans le besoin. Il faut que nous revoyons nos habitudes quant au principe du sacrifice et à la façon dont nous le faisons aujourd'hui. Il y a certes des progrès mais l'on doit faire davantage. C'est une question importante et chacun doit y contribuer pour que nous respections les animaux et que nous refusions les excès".
Je te remercie en tout cas pour ta réaction. Et je te souhaite une excellente journée.
Ricardo
12:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tariq Ramadan, européen de l'année !
| Tariq Ramadan, européen de l'année !!! Par Tariq Ramadan mercredi 29 novembre 2006 | |||
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Je ne m'attendais pas à gagner le prix de l'Européen de l'année (dans la catégorie des personnalités n'étant pas citoyens d'un pays de l'Union Européenne). Pour deux raisons principalement : d'abord, parce que les autres nominés de la catégories étaient prestigieux (Mahmoud Abbas, Kofi Annan, Bill Gates, Alan Greenspan et Orhan Pamuk) mais surtout à cause des controverses et parfois des pures calomnies qui ont entouré mon travail et mon engagement durant ces dernières années, et particulièrement en France (aux Etats-Unis, j'ai essentiellement des problèmes avec les néo-conservateurs dans et autour de l'administration Bush)…
Le comité établi par le magazine European Voice (www.ev50.com) n'a pas tenu compte de cette nébuleuse de rumeurs et semble s'en être tenu aux écrits, aux actions et aux faits. Ils ont décidé de m'attribuer ce prix, a-t-il été indiqué, pour saluer mon travail et mon engagement autour de la question de l'islam européen, de l'identité et de la citoyenneté européennes. Outre les remerciements d'usage à la suite de cette heureuse surprise, j'aimerais simplement dire et répéter ici combien cet engagement est et demeure essentiel pour pouvoir vivre ensemble de façon sereine et respectueuse tout en construisant ensemble notre avenir.
J'ai pu rappeler, lors de la soirée des remises de prix, mardi 28 novembre 2006, combien il était important de reconnaître que l'islam est une religion européenne, que nous avons des valeurs communes et que l'avenir se construira si nos prenons tous conscience de nos responsabilités partagées. Sortir de nos ghettos intellectuels, religieux et sociaux respectifs ; établir la confiance au niveau local, travailler sur l'éducation, ouvrir des espaces de débats critiques en évitant les provocations inutiles et la surémotivité qui finit par nous rendre sourds et polariser dangereusement les positions.
Après la crise des caricatures, les débats autour de la liberté d'expression, les déclarations du Pape – et à l'heure où celui-ci se rend à Istanbul - , il est urgent de prendre une distance critique et de poser les termes d'un débat profond et raisonnable. L'Europe a un rôle crucial à jouer en cette période clef de notre histoire… sur son sol autant qu'au niveau international. Nous avons les moyens d'éviter les « conflits de perceptions » et la construction d'identités exclusives, réactives et fermées, nous avons la responsabilité de ne pas tout mélanger et de ne pas nous tromper de diagnostique. La visibilité nouvelle des musulmans, la réalité de l'immigration continue et du terrorisme ont installé la peur parmi nous et nous finissons par tout confondre : tout reviendrait à un défaut « d'intégration » et à un « conflit de civilisation et de religion ».
Or, rien n'est moins vrai : nous avons à revisiter nos programmes d'enseignement pour les rendre plus inclusifs et établir une « histoire commune des mémoires », nous avons à travailler sur le sens de l'appartenance en encourageant les partenariats sur le terrain citoyen. Nous devons surtout reconnaître que l'intégration religieuse et culturelle est déjà acquise pour des millions d'Européens et qu'il faut encore et toujours se concentrer sur les vrais problèmes : l'intégration sociale, la lutte contre le racisme, les discriminations à l'emploi et à l'habitat. Il faut cesser d'islamiser les problèmes, de les essentialiser et il faut enfin demander aux politiciens de se réconcilier avec la politique.
Nous avons besoin, l'Europe a besoin, de politiciens courageux qui agissent contre les peurs et travaillent sur le long terme en affirmant la pluralité des identités des Européens, le pluralisme assumé de nos sociétés et surtout l'urgence de circonscrire les vrais problèmes sociaux plutôt que de se cacher, à l'approche des élections, derrière la peur des citoyens, leur besoin de sécurité et les explications simplistes et populistes sur la cause de nos crises identitaires et sociales.
Depuis plus de vingt ans, je travaille sur cette question avec de nombreux intellectuels et des femmes et des hommes de terrain. Ce discours est de plus en plus entendu et cette approche de plus en plus partagée comme le prouve la réception très positive qui a accompagné le Manifeste pour un nouveau « Nous » ( http://www.tariqramadan.com
12:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








