01.11.2006
émission radio jeudi 2.11.06 sur les candidats d'origines immigrés et discriminations

17h00 - 19h00 "les infos citoyennes"

17h00 : Analyse du scrutin communal du 8 octobre et les candidats belges d'origines plurielles
récupération politique, communautarisme et/ou
démocratie participative ?
Vous avez la possibilité d'écouter l'émission radio
Pierre-Yves Lambert interviewé par Mehmet Koksal sur Humeur allochtone (02/11/2006)
- Fatima Zibouh et Pierre-Yves Lambert interviewés par Mohsen Mouedden sur Radio El Wafa (02/11/2006) - 1ère partie - 2ème partie (deuxième débat de l'émission, à propos de l'"affaire du voile" au CPAS de Wavre: 1ère partie - 2 ème partie; une 3ème partie sera bientôt accessible aussi)
Fatima Zibouh, licenciée en sciences politique
Ali Yousfi, candidat (sous-réserve)
17h55 - 18h55 : une citoyenne belge musulmane discriminé pour port du foulard...

AUTEUR: Dalila adjir - abdelaali baghezza
SUPPORT: Livre
THEME: société & témoignages
ISBN 2-95217-170-0
« Marianne, Marianne ! »
« Que t’arrive t-il ? Qu’est-ce qui te prend, toi et tes gardiens de la République ?
Vous avez décidé de chasser de l’école publique tout signe religieux !
Qu’est ce qui vous motive vraiment ? La République est-elle réellement en danger ?
Je te sens gênée, nerveuse et mal à l’aise.
Allez entre, allonge-toi sur le divan et parle-moi ; je t’écoute »
Après une longue discussion, Marianne me livre ses premiers secrets. Mon diagnostic est sans appel : depuis 180, années, Marianne souffre d’un profond refoulement ! Ce refoulement est si difficile à vivre qu’il se manifeste, chez ses gardiens, par des propos, des attitudes et des décisions souvent incompréhensibles et parfaitement choquantes
«Marianne mon diagnostic a besoin d’éléments supplémentaires ! Qu as-tu fait de si terribles à tes enfants ? Tu as été dure envers certains d’entre eux, tu as caché cette époque si proche au fond de ton inconscient ? Mais pourquoi t’en veux-tu autant ? »
Marianne, les larmes aux yeux, me parle d’abord de ce que son oncle, Sam, a fait à ses compatriotes de couleur. M*Puis elle sort un vieux document, jauni par le temps. Il date de la fin des années 1890. Il me rappelle les livres de lecture de mon enfance. J’y découvre ce que les hussards noirs du Jules de Marianne enseignaient aux enfants de notre République :
« Les races qui peuplent la Mélanésie (…) sont des nègres, dont quelques-uns, tels les anciens habitants de l’Australie, sont affreusement laids ; ils habitent des cabanes infectes et sont pour la plupart lâches, poltrons et traîtres ».
« Les races ? Marianne que signifient de telles sottises ? N’as-tu pas ordonné à tes gardiens, à tes hussards, à tous tes enfants de crier haut et fort que les hommes naissent libres et égaux en droits ? »
Rouge de honte, elle me dit qu’en fait, elle a fait bien pire encore ! Elle essaye bien d’effacer ces traces ignobles de son histoire. Mais, chaque nuit, des images lui reviennent à l’esprit et hantent ses cauchemars. J’en ai retrouvé certaines, choquantes.
Elles sont reproduites ici. Elles interpellent tous les enfants de Marianne sur le devenir commun des citoyens de notre pays !
Quels sont donc les secrets de Marianne, si bien gardés que, pour certains, ils ont été oubliés ? Pourquoi ses hussards noirs, anciens et nouveaux, cherchent-ils à faire tant de bruit au sujet de l’Islam et de ses expressions publiques ? Qu’ont-ils à cacher ?
Quelles sont leurs vrai motivations ? Voilà toutes les questions qui, si nous y apportons une réponse, permettront peut-être d’élucider ce que cache vraiment la guerre du voile !
Bonne lecture…
Aujourd'hui des belges musulmanes expulsées des écoles, de la fonction publique, des emplois, du CPAS, demain, de nos rues, nos banques et de notre pays... ?
avec Farah El Heilani (citoyenne belge exclue du cpas pour port du foulard)
le président du Mrax, Radouane Bouhlal
intervention en direct à 18h00 du futur bourgmestre de Wavre, Charles Michel
Mr Frédéric Jansens, président du CPAS (sous-réserve)
infos : Mouedden Mohsin
http://politique.eu.org
(...)
La chasse à l'allochtone
Évidemment, l'ouverture des listes aux Belges issus de l'immigration est une nécessité démocratique. On n'a que trop attendu. Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement d'avoir une représentation politique à l'image de la mosaïque humaine qu'est devenue notre société, mais aussi de maintenir une représentation des classes populaires, qui sont de plus en plus largement métissées. Le nouveau prolétariat précaire est largement issu du Sud de la Méditerranée, et celui-là a besoin de se sentir représenté par des personnes issues de ses rangs. Il est heureux que, par fidélité à ses valeurs fondatrices, la gauche y soit particulièrement attentive.
Mais le processus s'est accéléré depuis qu'une loi de 2000 a largement facilité l'accès à la nationalité. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d'étrangers deviennent belges et constituent une proie pour les partis qui cherchent à capter cet électorat providentiel en déshérence. Tout naturellement, ce sont les partis historiquement de masse — le PS et le CDH — qui font la course en tête.
C'est à qui arrivera à quadriller de la manière la plus fine les populations que les uns et les autres se disputent. Il ne suffit plus d'avoir un Arabe ou un Turc de service, il faut désormais en présenter une panoplie complète pour couvrir tout le terrain dans ses moindres recoins.
Pourtant, l'expérience récente le montre, il ne suffit pas d'ouvrir les listes. Il faut aussi — il faut d'abord — ouvrir les partis eux-mêmes et effectuer un patient travail de métissage culturel. Hier, faute d'y avoir accordé l'attention nécessaire, Écolo s'est vu abandonné par de nombreux nouveaux élus issus de l'immigration qui ne s'y sont jamais sentis chez eux. Demain, le racolage sans principe effectué par les autres partis leur annonce des réveils douloureux. Au-delà du cas controversé d'un candidat réputé « Loup gris » sur sa liste de Schaerbeek |3|, le PS a recruté à la pelle des candidats issus de l'immigration sans jamais mettre sérieusement à l'épreuve leurs convictions progressistes. Comme si c'était un détail accessoire, du moment qu'ils pouvaient rabattre vers le parti leur quota d'électeurs.
(...)
Ayant été successivement (avec un intervalle de plus d'un an) membre du PS (2 ans, 1989-1991) et d'Ecolo (4 ans, 1993-1997), je tiens à témoigner qu'il n'y a pas que les allochtones qui ne se sentent pas à l'aise à Ecolo. Autant j'étais déjà plus proche politiquement d'Ecolo quand j'étais au PS, autant je n'ai jamais retrouvé dans les locales Ecolo dont j'ai été membre (e.a. suite à mes déménagements) des relations amicales de "camaraderie" qui existaient bel et bien au PS.
Une des explications réside dans le fait qu'au PS il y avait plus de monde aux AG locales, donc la possibilité de parler avec beaucoup de gens, d'écouter des conversations ou d'y participer, de nouer des relations selon les affinités, ce d'autant plus qu'il y existit une culture de l'après-réunion, que ce soit dans un café à Ixelles (le Président), dans un centre culturel pourvu d'un bar à Saint-Gilles (le Jacques Franck) ou dans un restaurant grec à Saint-Josse (Oneiros).
Les locales Ecolo m'ont toujours donné l'impression de fonctionner comme des groupuscules au sein desquels la méfiance régnait vis-à-vis des nouveaux arrivants, par ailleurs rapidement largués par l'utilisation d'un vocabulaire d'initiés ("S.F." et "S.R." me viennent à l'esprit, mais il y en avait d'autres).
Au cours des 4 ans passés à Ecolo, j'ai ainsi vu passer fugacement un certain nombre de sympathisants qui ont fui après la première réunion et qu'on n'a jamais revu par la suite. Il n'y avait d'ailleurs aucune stratégie pour encourager l'adhésion et la participation de nouveaux membres, c'était plutôt le contraire.
Par ailleurs, et c'est aussi l'impression qu'en ont retenue d'autres ex-membres, certaines réunions décisionnelles locales et régionales faisaient l'objet de manipulations grâce à des pré-réunions entre des groupes informels composés de "membres fondateurs", de permanents, d'élus à plein temps, d'attachés parlementaires, de cabinets scabinaux. Car, bien qu'officiellement toutes les réunions soient ouvertes à tous les membres, seuls ces gens étaient réellement à même d'y assister, je me souviens même que celles du secrétariat régional se faisaient en semaine sur l'heure du midi, excluant donc d'office les gens qui travaillaient et qui avaient une "heure de table" de durée limitée. Après insistance de quelques membres, l'horaire fut modifié, mais en réalité ces réunions avaient quand même lieu.
Il faudrait demander à un sociologue extérieur de faire une enquête sérieuse sur ces aspects du recrutement des membres, de l'insertion des nouveaux membres dans les structures du parti et du fonctionnement du parti. Encore une fois, il ne s'agit pas uniquement d'un problème "allochtone".
19:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Les commentaires sont fermés.